Présentation

Présentation
Bonjour/Bonsoir à tous .


__Mon nom sera tenu au secret, ainsi que mon prénom, et ce, pendant quelques temps.
Ici je suis donc un fantôme,qui a, pour seule identité, l'écriture.
Votre intrusion s'arrête là ou commence mon inspiration, sans aucune discussion.
Je choisis ce que je veux publier ou pas,il ne s'agira pas seulement de mes textes,cela va de soi,je puiserai également quelques textes d'illustres -ou moins illustres- auteurs.
Les textes présentés ici peuvent être polémiques, contre-nature, effrayants ou bien tout simplement banaux, cela dépendra de mon humeur.
Les remarques constructives seront prises en compte, mais uniquement celles-ci.

__Je précise également que les supports écrits ne sont pas forcément de rigueur ici, puisqu'il peut me venir l'envie de mettre quelques musiques, ou autres. Cela dépend.
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Voici pour la petite présentation.





Avez-vous des questions?


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# Posted on Tuesday, 08 September 2009 at 12:28 AM

Edited on Wednesday, 09 September 2009 at 12:59 AM

Trêve de douceur, laissons place maintenant aux choses sérieuses.

Trêve de douceur, laissons place maintenant aux choses sérieuses.
Les métamorphoses du vampire.


La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:
- "Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi!"
Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus!
Je fermai les deux yeux, dans ma froide épouvante,
Et quand je les rouvris à la clarté vivante,
A mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver.


Charles Baudelaire

# Posted on Tuesday, 08 September 2009 at 7:42 AM

Edited on Wednesday, 09 September 2009 at 12:08 AM